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Réponse de Goldman Sachs à la tribune publiée dans le  New York Times le 14 mars 2012

Voici le message envoyé par Lloyd C. Blankfein et Gary D. Cohn aux employés de Goldman Sachs le 14 mars 2012.

A l’heure actuelle, beaucoup d’entre vous ont désormais lu la tribune d’un ancien employé de Goldman Sachs publiée aujourd’hui dans le New York Times. Il va sans dire que nous avons  été déçus par les déclarations de cet individu qui ne reflètent ni nos valeurs, ni notre culture, ni la manière dont la grande majorité des collaborateurs de Goldman Sachs se représente notre entreprise et le travail qu’elle accomplit pour le compte de ses clients.

Il n’est pas choquant que dans une entreprise de notre taille il y ait quelques mécontents. Mais ceci n’est pas, et ne doit pas être représentatif de nos plus de trente mille employés. Chacun est libre d’avoir sa propre opinion. Mais il est regrettable que l’opinion d’un seul individu sur Goldman Sachs soit amplifiée dans un journal et trouve davantage d’écho que les retours d’expériences réguliers, détaillés et systématiques que vous avez directement fournis à notre entreprise ainsi que dans le cadre de sondages publics et indépendants sur votre environnement de travail.

Bien que nous nous attendions à ce que que vous lisez aujourd’hui soit à contresens de vos expériences quotidiennes, nous tenons à vous rappeler notre vision (collectivement et individuellement) de Goldman Sachs et de sa culture du client.

Rappelons tout d’abord que 85% d’entre vous ont participé à la dernière enquête d’opinion interne que nous avons menée pour étudier la perception qu’ont nos employés de Goldman Sachs et de leur travail.

Et quelle est l’opinion de nos employés sur la façon dont nous interagissons avec nos clients ? Dans l’ensemble de l’entreprise, tous niveaux hiérarchiques confondus, 89 % d’entre vous ont déclaré que la société  fournissait aux clients  un service exceptionnel. Ce chiffre était aussi élevé au sein du groupe de près de douze mille vice-présidents dont faisait partie l’auteur de la tribune publiée aujourd’hui.

Il est possible à toute personne qui pense différemment d’exprimer ses préoccupations de manière anonyme. A notre connaissance, l’auteur de cette tribune n’a pas exprimé le moindre doute par ce biais – or nous ne manquons pas d’étudier attentivement les interrogations soulevées par chacun ; et nous allons le faire avec les préoccupations exprimées aujourd’hui.

Notre entreprise a connu sa part de défis pendant et après la crise financière, mais la fierté que nous plaçons en Goldman Sachs demeure intacte. Vous ne nous l’avez pas seulement dit : vous l’avez déclaré lors de sondages externes.

Il y a seulement deux semaines, Goldman Sachs a été désigné comme l’une des meilleures entreprises où travailler au Royaume-Uni, pays de residence de cet employé. Notre entreprise a été classée meilleure société de services financiers pour la troisième année consécutive et elle a été la seule de sa catégorie à figurer dans le top 25.

Nous sommes loin d’être parfaits, mais à chaque fois que nous avons constaté l’existence d’un problème, nous y avons répondu de façon sérieuse et substantielle. Ceci a été démontré à de multiples reprises.

Il est regrettable pour vous tous, qu’après avoir travaillé si dur dans l’environnement difficile de ces dernières années, vous soyez confronté à cette épreuve supplémentaire. Mais la meilleure réponse que nous puissions donner se trouve dans la manière dont nous travaillons réellement, et dans notre engagement de long terme dans la défense de l’intérêt de nos clients. Cette priorité nous a permis de nous distinguer par le passé, pendant la crise financière comme elle nous permet de le faire actuellement.

Merci.

Lloyd C. Blankfein
Gary D. Cohn