Search

Response to Inaccuracies in Le Monde Article

Monsieur Louis Dreyfus
Directeur de la Publication
Le Monde
80, rue Auguste Blanqui
75013 Paris

Monsieur,

Dans un article paru dans votre édition en date du 10 Novembre 2011, intitulé «Goldman Sachs s’entiche de l’Europe», votre journal écrit « l’image de savoir-faire de Goldman Sachs a souffert du maquillage des comptes grecs que la banque a orchestré pour permettre à Athènes de rejoindre l’euro».

Cette affirmation, factuellement incorrecte et déjà relayée à plusieurs reprises dans vos colonnes, nuit gravement à la réputation de notre institution.

Nous avons, dans le passé, déjà fait part directement à Marc Roche, auteur de ces articles, de l’inexactitude de ses propos en lui rappelant le calendrier des événements et la réalité des faits auxquels il faisait référence, calendrier public et facilement consultable sur notre site internet.

Il n’a visiblement pas souhaité en tenir compte, c’est pourquoi nous vous demandons de bien vouloir faire publier le présent droit de réponse dans votre prochaine édition.

  • Les transactions financières effectuées par Goldman Sachs l’ont été plusieurs mois après que le Conseil des Ministres européens a approuvé l’entrée de la Grèce dans la zone Euro, il est donc totalement faux d’écrire qu’elles ont permis à la Grèce d’intégrer la zone euro.
     
  • L’impact combiné des opérations réalisées par Goldman Sachs a été limité à une baisse de 1,6 point de la dette des administrations publiques grecques rapportée au PIB, celle-ci passant de 105,3% à 103,7%.
     
  • Les transactions effectuées par Goldman Sachs étaient similaires à plusieurs opérations précédemment réalisées par d'autres grandes banques pour certains autres pays européens. Goldman Sachs a consulté Eurostat, l'agence en charge des statistiques européennes, pour confirmer le traitement approprié des échanges de devises.
     
  • Il est par ailleurs inexact d’écrire, dans la suite de ce même article, que Goldman Sachs «n’a jamais caché son hostilité à l’égard de l’euro». Goldman Sachs, qui a en effet toujours soutenu la monnaie européenne, a régulièrement exprimé cette opinion dans ses notes de recherche mises à disposition du public.

Je vous prie de croire, Monsieur, dans l’expression de ma sincère considération.

Lucas van Praag

 

English translation:


Sir,

In an article that appeared in your newspaper on November 10 2011, entitled Goldman Sachs is infatuated with Europe (Goldman Sachs s’entiche de l’Europe), your newspaper wrote that, “Goldman Sachs’ ‘savoir-faire’ image has suffered from the masking of Greek debts that the bank orchestrated in order to allow Athens to join the euro.”

This factually incorrect statement had already been made several times in your columns and it seriously harms the reputation of our institution.

In the past, we have spoken directly to Marc Roche, the author of the articles, about the inaccuracy of his comments, reminding him of the calendar of events, which is publicly available and easily found on our website.

He clearly does not wish to take this into account, which is why we would like you to publish the following letter to the editor in your next edition.

  • The financial transactions executed by Goldman Sachs occurred several months after the Council of European Ministers had approved Greece’s entry into the euro-zone, and it is therefore quite wrong to state that the transactions we executed permitted Greece to join the euro-zone.
     
  • The combined impact of the transactions completed by Goldman Sachs was limited to a 1.6 point drop in Greek debt—from 105.3% of GDP to 103.7% of GDP.
     
  • The transactions conducted by Goldman Sachs were similar to ones undertaken by other large banks for other European countries. Goldman Sachs consulted with Eurostat, the agency in charge of European statistics, to confirm the appropriate treatment of currency swaps.
     
  • It is also not true to say that we have a negative view of the Euro, contrary to the assertion made by Marc Roche. We have consistently been a supporter, and our views are readily available in frequently published research.
     

Sincerely,

Lucas van Praag