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Réponse aux inexactitudes parues dans Le Monde au sujet de Goldman Sachs

Le Monde a publié un article mettant en cause Goldman Sachs dans son édition de M Le magazine du Monde en date du 12 mai et intitulé "Les banquiers de Goldman Sachs. Enquête sur le vrai visage de la finance".

1. Le journaliste, Marc Roche, présente Coldman Sachs comme une "société secrète" où "l'expression Brother" chère au roman d'Orwell , 1984 est appropriée", une "francmaçonnerie", utilise des-termes comme "repentis" ou 'ait des références surprenantes comme celle ce "batadles de pouvoir pires que du temps des Borgia".Goldman Sachs est une institution financière cotée, à ce titre tenue de publier des rapports publics détaillés à intervalles rapprochés, et soumise au contrôle de plusieurs régulateurs, dont certains ont en permanence des equioes dans nos bureaux. Les rapports réglementaires publiés par Goldman Sachs son: aux stardards drastiques de transparence exigés par les autontes.

2. Dans le même esprit, la présentation qui est faite de la forrne d'enregirnentaticn à laquelle les employés seraient soumis est évidemment sans rapport avec la réalité des faits: Marc Poche a pu le vérifier avec des employés de Goldman Sachs; il peut aussi, s'il doute de la liberté de parole des employés de Goldman Sachs, le vérifier avec les quelque 150C employés qui quit:ent notre groupe chaque année.

Le contrôle que Goldman Sachs exercerait par l'intermédiaire d'une carte électronique, on suppose de manière subreptice, sur la diététique de ses employés est l'exemple le plus s:upéfiant et celui qui sollicite le plus la crédulité de vos lecteurs.

3. Marc Poche écrit que Goldman Sachs est un -univers' de "males alpha", de loups dominants qui conduisent la meute. DU tout est permis sauf léchec".

Cette description affirme que "tout est permis", ce pu pourrait laisser supposer eue Goldman Sachs ne respecte pas les réglementations. Pour ceux de vos lecteurs qui auraient compr's cette phrase dans ce sens, nous tenons à réaffirmer avec force que Golcrran Sachs respecte l'en-- e.rihble des réglementations er les principes déontologiques eu s'appliquent à nos différents métiers.

Si le 'tout est pemnis" fait référence à la concurrence interne, on comprend mal, au demeurant, comment cela serait ripat ble avec .'argument de la société secrète, oui implique, au contraire, une solidarité absolue.

4. Lévaluation de sa propre prestation, composante du travail objectf d'évaluation annuel eue fait Goldman Sachs en aveugle, est qualifiée d'autocritique semi-publique... teintée de stalinisme". Ce type de pro cossus d'évaluation par des collègues et par l'intéressé est largement pratiqué dans toutes les industries: il réoond à un soue: c'équite dans le jugement que l'on peut porter sur un employé, et fournit des pistes pour piloter sa formation professionnelle et sa carr ère, Rien qui ne puisse s'apparente, de près DU de loin au régule "stalinien".

5. Marc Roche présente le départ de Yod Zaoui comme motivé par une décision de la banque. Cela est factuellement faux: Yoél Zaoui, après une carrière brillante, comme cela a été d'ailleurs souligné par la dttection générale lors de l'annonce de son départ, a informé la banque de son souhait de quitter ses fonctions en vue de se consacrer à d'autres activités.

Par ailleurs, il est fait mention ce plusieurs rétrogradations cent Yoél Zacui aurait fait l'objet. Cela est également faux: la carrière Cie Yod Zaoui est jalonnée d'une série de promotions successives qui t'ont conduit aux plus hauts échelons de la banque, au seul du comité exécutif mondial de Goldman Sachs.

Enfin, la qualificat on de la sortie du conseil c'administration de la filiale européenne de banque ("privé [..] de son strapontin") est également inexacte: elle n'était motivée que par le fait que le régulateur britannique a décidé de mettre en oeuvre de nouveaux principes de qouvernance imposant une moindre représertation des "responsables exécut fs" au sein de ces conseils, ce qui a conduit tous (4) les patrons de métiers, dont Yoêl Zaoui. à quitter ces fondions en mars.

6. La rédaction imprécise d'un paragraphe pourrait laisser penser qu'Ivan Boesky, 1escroc de Wall Street", travaillait pour Goldman Sachs. C'est inexact.

7. Enfin, dans un paragraphe. Marc Roche dépeint nos activités comme relevant du "renseignement", il utilise des formulations comme "soutirent systématiquement à leurs ciieres'. des  informations qui sont "disseminé[es] aux quatre ceins de la banque" avec pour but de 'servir aux collègues d'autres départements. à la firme tout entière''.

Ces allégations peuvent laisser penser (i) que notre objectif serait de "soutirer de l'information" à nos clients, (ii) que nous ne respecterions pas la confidentialité de HOS eciarl es aveu eus,
(iii) et que nous ne respecterions pas la règle absolue de séparation, entre les pa'ties privées et publiques de nos activités (muraille de Chine), ce qui équivaudrait à une présomption de délit
d'initié.

Tout cela est sans fondement, et chaque banque opérant selon ces procédés ne serait pas seulement sévèrement sanctionné par les organismes de réglementation, mais plus radicalement, seraient condamnés à ne pas avoir des clients plus.

English translation:

Le Monde published an article questioning Goldman Sachs in its edition of M, Le Magazine du Monde on May 12, 2012 titled, “the Bankers of Goldman Sachs: An investigation into the true face of finance.”

1. The journalist, Marc ROCHE presents GS as a “secret society,” where “the expression ‘big brother’ from Orwell’s book 1984 is appropriate,” “a free-masonry” using terms such as “repentant” or makes surprising references such as, “power struggles worse than during the time of the Borgias.”

GS is a listed financial institution and as such publishes detailed public reports at frequent intervals, and is under the control of many regulators, some of which have teams permanently in our offices. The regulatory reports published by GS are up to the exacting transparency standards required by the authorities.

The abundance of books and official reports in all genres published about Goldman Sachs in these past years hardly seems compatible with the picture of a “secret society” that the author of this article is trying to paint.

2. In the same spirit, the presentation made of the form of regimentation which our employees would be subjected to is obviously unrelated to the reality of the facts: Marc ROCHE could verify this with GS employees, he can also, if he doubts GS employees’ freedom of speech, verify with the some 1,500 employees who leave our company each year.

The control GS would be exercising through an electronic card, one supposes in a surreptitious manner, on its employees’ diets, is the most stupefying example and the one that demands the most credulity from your readers. .

3. Marc ROCHE writes that GS is a world of “’alpha males,’ dominant wolves who lead the pack, where all is allowed—except failure.”

This description affirms that “all is permitted,” which could lead one to assume that GS does not respect regulations. For those of your readers who would have understood the phrase in this sense, we wish to strongly reiterate that GS respects all regulations and ethical principles that apply to our different sectors.

If “all is permitted” makes a reference to internal competition, it is, as it happens, difficult to understand how this would be compatible with the argument of a secret society, which on the contrary, implies absolute solidarity.

4. The self-evaluation practice, a part of the objective yearly blind evaluation which GS does to appraise performance, is described as “semipublic self-criticism…tinged with Stalinism.” This type of evaluation process by colleagues and interested parties is widely practiced in all industries: it responds to a concern over fairness of judgment of an employee and provides ways to pilot one’s professional training and career. Nothing which could equate it to the “Stalinist” regime either directly or indirectly.

5. Marc ROCHE presents the departure of Yoel ZAOUI as being motivated by the bank’s decision. This is factually false: Yoel ZAOUI, after an exceptional career - as was highlighted by the directorate general during the announcement of his departure - informed the bank of his wish to leave his functions in order to devote himself to other activities.

Furthermore, references are made to the many demotions Yoel ZAOUI would have received. This, as well, is untrue: Yoel ZAOUI’s career is punctuated with a series of successive promotions. The most recent, in 2011, led him to the highest levels of the bank.

Finally, the characterization of the departure from the board of directors of the bank’s European subsidiary (“divested…from his makeshift role,”) is also inexact: it was motivated only by the fact that the British regulator decided to implement new principles of governance imposing a reduction in representation from “executive heads” on its boards, which led all (4) heads of business units, among which was Yoel Zaoui, to leave their functions last March.

6. The imprecise editing of a paragraph could leave one to think that Ivan BOESKY, the “con artist of Wall Street,” worked for Goldman Sachs. This is inexact..

7. Finally, in a paragraph, Marc ROCHE portrays our activities as relating to “information,” he uses phrasing such as “systematically obtaining from their clients” information which is “disseminated throughout the four corners of the bank” with the goal of “serving colleagues in other departments, and thus the entire firm.”

These allegations could lead to the belief: i) that our goal would be to “extract information” from our clients, ii) that we would not respect the confidentiality of our exchanges with them, and iii) that we would not respect that absolute rule of the separation between private and public parts of our activities (Chinese wall), which would amount to a presumption of insider trading.

This is all unfounded, and every bank operating according to these methods would not only be severely sanctioned by regulators, but more radically, would be condemned to not have clients any more.

La profusion de livres, de 'apports officiels er tout genre publiés sur Goblman Sachs Reproduction interdite (Usage strictement interne) Journal: m Le magazine du monde Date Article:  2.06.2012 Une correspondance de Goldman Sachs ces dernières années paraît difficilement compatible avec le tableau de "société sectete" eue chercheàà peindre l'auteur ce cet article.