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Demande de droit de réponse - Juillet 2016

A la suite de la parution d’un article, le 11 juillet 2016,  dans le journal Libération, Libération a publié le 11 août 2016 la demande de droit de réponse de Goldman Sachs suivante :

«Réponse de la société GOLDMAN SACHS INTERNATIONAL

Dans un article paru dans votre édition en date du 11 juillet 2016, intitulé « Trucages et astuces de la banque d’affaires dans le dossier grec », votre journal revient sur l’implication de notre établissement dans la gestion de la dette publique grecque depuis 2000.

Il reprend des affirmations factuellement incorrectes et qui ont déjà donné lieu à droit de réponse par nos soins suite à leur publication dans d’autres colonnes. Ces affirmations nuisent gravement à la réputation de notre institution et nous vous demandons donc de bien vouloir faire publier le présent droit de réponse dans votre prochaine édition.

Les faits sont connus et ont fait l’objet de mises au point disponibles sur notre site Internet :

  • Au sujet des swaps sur devises, votre article omet de rappeler que leur mise en place visait à l’origine à couvrir des opérations usuelles d’émission de dette en devises internationales (notamment Yens et dollars US) pour protéger la Grèce des fluctuations de ces devises par rapport à l’EURO et qu’ils n’ont donné lieu à des restructurations avec Goldman Sachs que dans un deuxième temps en décembre 2000 et juin 2001;
  • Vous indiquez que l’objectif des pouvoirs publics grecs était « d’afficher des comptes publics en ligne avec les fameux critères de convergence de Maastricht », alors que, l’impact de ces transactions portait principalement sur le ratio de dette publique rapportée au PIB – passant de 105,3% à 103,7% soit des niveaux nettement supérieurs au seuil des 60% - et qu’elles n’ont eu qu’un impact insignifiant sur les ratios de déficit public contrairement à ce que suggère votre article;
  • Votre article indique que ces opérations ont permis de « qualifier la Grèce dans l’euro », alors que la chronologie rappelée ci-dessus établit clairement qu’elles ont eu lieu après la décision du Conseil des Ministres européens de juin 2000 approuvant l’entrée de la Grèce dans la zone EURO;
  • Vous parlez d’un « mécanisme financier qui échappe alors aux contrôles européens » ; or Eurostat, l’agence en charge des statistiques européennes, avait été consultée à l’époque pour confirmer le caractère approprié du traitement comptable de ces opérations, auxquels d’autres pays européens – dont l’Allemagne, l’Italie, la Belgique ou la Pologne – ont par ailleurs eu recours par le passé avec d’autres grands établissements financiers;
  • Enfin, et sans citer la moindre source, vous évoquez une « attaque spéculative » à laquelle Goldman Sachs aurait participé contre la dette grecque à partir de 2009, ce que nous sommes en position de démentir formellement et catégoriquement; en outre, et contrairement à ce que vous suggérez, nous n’intervenions pas comme banque conseil du gouvernement grec durant cette période. »